La négociation sur la rémunération du temps de travail dans le secteur des hôtels, cafés et restaurants (HCR) reste au point mort. La réunion de la commission mixte paritaire, qui s'est tenue vendredi dernier, a tourné court. Les discussions ont sur les 4 heures dites « d'équivalence ». Les organisations patronales Umih, Synhorcat, CPIH, et GNC ont refusé la suppression de ces heures, qui correspondent théoriquement à des temps d'inaction. Compte tenu d'une durée du travail conventionnelle de 39 heures, consécutive à l'accord social de juillet 2004, les 4 heures de travail à partir de la 36e ne sont pas majorées. Elles sont toutefois compensées par cinq jours ouvrés à prendre ou rémunérés, auxquels s'ajoutent 2 jours de congé conventionnels. Les syndicats arguent cependant que les heures d'équivalence sont appelées à disparaître, en raison d'une jurisprudence européenne, et sont donc en réalité des heures supplémentaires à majorer. Patronat et syndicats ont accepté l'organisation d'une « réunion technique » au ministère du Travail ce lundi. Faute d'accord, l'affaire sera tranchée le 9 octobre par le Conseil d'Etat.

